Le lavoir

En 1894

Villey-le-sec, qui se trouve à l'extrémité d'un plateau calcaire, n'a pas de sources et se trouve à 120 mètres au-dessus du niveau de la Moselle (d'où son qualificatif le-sec).

Pourtant, il y a au moins un puits dans chaque maison ! Cela vient du fait que le sous-sol est formé de couches alternées de calcaire poreux et de marne imperméable. Les couches de calcaire pleines de fissures font office d'éponge, servant ainsi de réservoirs d'eau.

Quand toutes ces nappes sont pleines, les eaux en surplus s'écoulent, soit vers le nord (vers Toul et Gondreville), soit vers l'est (le centre du village et le Fays), soit vers le sud (rue de la Géologie et la Moselle).

Les écoulements en direction de Gondreville ont permis aux habitants d'établir une fontaine. Les habitants commencèrent à récupérer ces eaux à l'entrée du village coté Toul, dans un petit réservoir qui se trouve maintenant sous la route.

Celui-ci n'étant plus suffisant, ils aménagèrent une seconde citerne à une centaine de mètres en venant vers le village, son accès se trouve dans le mur de soutènement bordant la route. La réunion de ces deux réservoirs fut canalisée vers un abreuvoir à l'endroit de la fontaine actuelle.

Pour lutter contre une pénurie d'eau suite à un déficit de précipitation, la solution fût de faire suffisamment de réserve pour tenir assez longtemps entre deux périodes de pluie. C'est ainsi qu'en 1894, fût construite une citerne de 800 m3, juste au-dessus de la fontaine. Trois bacs à laver furent également ajoutés aux abreuvoirs pour donner naissance à la fontaine que nous connaissons actuellement.